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"Dictionnaire des dictionnaires"
Ce glossaire a été
établi à partir du Trésor de la Langue française
informatisé (TLFI),
et du Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage
dirigé par Jean Dubois (DLSL),
que nous invitions à consulter
pour plus d'informations,
avec la précieuse collaboration de Madame Danièle CANDEL, HTL, UMR 7597 CNRS -
Université Paris 7 Jussieu.
Sans prétendre à l'exhaustivité, il réunit les termes
les plus importants du monde des dictionnaires et ne propose,
pour les mots à valeurs sémantiques multiples, que ceux qui intéressent
le sujet de ce site.
A
ABRÉVIATION, subst. masc. (DLSL)
Toute représentation d'une unité ou d'une série d'unités
par une partie de cette unité ou de cette suite d'unités est une
abréviation. On distingue:
a) L'abréviation du syntagme, par laquelle ceraines déterminations
sont omises dans certains contextes: [
] si j'ai dit que "Le jardinier
du château est venu me voir" et que je raconte tout ce qu'il a fait
chez moi, je le désignerai par la suite tout simplement par "le
jardinier";
b) L'abréviation du mot (simple, dérivé ou composé),
qui consiste à en supprimer une partie. [
] C'est un procédé
très fréquent dans la langue populaire: télévision
est devenu télé par suppression de la partie finale.
L'abréviation peut être la réduction du mot entier à
quelques lettres seulement de ce mot: on réduit page à
l'abréviation p. et pages à pp.
L'abréviation peut être aussi constituée par une suite de
mots réduits: [
] dans C.N.R.S., C. est l'abréviation de
Conseil, N. de National, R. de Recherche et S. de Scientifique.
ADRESSE, subst. fém. (DLSL)
L'adresse désigne en léxicographie l'entrée ou l'item lexical
(mot ou mot composé) sous lequel sont mises les informations qui le concernent
(prononciation, étymologie, définition, exemples, idiotismes,
synonymes, antonymes). Dans un dictionnaire d'usage, l'adresse se confond avec
l'unité graphique délimitée par deux blancs typographiques
et réduite à une forme du paradigme verbal, nominal, adjectival,
etc. Ainsi, les formes diverses je vais, il allait, nous irons etc. sont
réunies sous l'infinitf allerqui constitue l'adresse; les noms
ont pour adresse le singulier.
Si un mot graphique a deux distributions et significations différentes,
il aura deux entrées homographes si ces deux sens ont deux étymologies
différentes; ainsi, cousin (terme de parenté, du latin
consobrinus) et cousin (moustique, du latin populaire culicinus).
Si un mot se présente en synchronie avec des sens différents correspondant
à des distributions distinctes, le lexicographe peut constituer autant
d'adresses qu'il y a des sens distincts; il y a alors plusieurs homonymes, comme
acte (de théâtre), acte (de loi), acte(au
sens d'action) [
] il peut aussi constituer une seule adresse regroupant
les diverses sens sous un même mot, ce dernier étant polysémique
, comme grève (plage) et grève (cesation du travail).
L'adresse peut comporter une ou plusieurs sous-adresse, en caractères
typographiques distincts, lorsque la forme d'un mot (féminin ou pluriel
d'un nom, forme pronominale d'un verbe, etc;) a un sens particulier: ex. calculatrice
est une sous-adresse de calculateur, car elle définit un type
de machine différente.
ALPHABÉTIQUE, adj. (TLFI)
Relatif à l'alphabet; qui suit l'ordre de l'alphabet : Observez qu'on
n'en peut pas dire autant de l'alphabet et des caractères alphabétiques
; ils ne peignent point les idées, ou du moins ils ne les peignent pas
directement : ce sont les sons qu'ils peignent directement; c'est aux sons,
et non pas aux lettres qui les représentent, que les idées sont
attachées. A.-L.-C. DESTUTT DE TRACY, éléments d'idéologie,
Idéologie proprement dite, 1801, p. 334.
ANALOGIE, subst. fém. (DLSL)
Le terme d'analogie a désigné, chez les grammairiens grecs, le
caractère de régularité prêté à la
langue. Dans cette perspective, on a dégagé un certain nombre
de modèles de déclinaison, par exemple, et on a classé
les mots, selon qu'ils étaient conformes ou non à l'un de ces
modèles. L'analogie a fondé ainsi la régularité
de la langue. Par la suite, a servi à expliquer le changement linguistique,
et de ce fait, a été opposé à la norme. L'analogie
fonctionne ainsi, selon l'expression de F. de Saussure, comme la "quatrième
proportionnelle". [
] On dira "x sera à je dis
ce que vous lisez est à je lis": c'est ainsi qu'on
obtient la forme "vous disez". L'attraction analogique a donné
le futur enverrai au lieu de l'ancien français envoierai,
sur le modèle de voir / verrai. De ce point de vue, l'analogie
joue donc un rôle important dans l'évolution des langues et les
néogrammairiens l'ont utilisée pour rendre compte de la réorganisation
des systèmes linguistiques bouleversés par les lois phonétiques.
ANALOGIQUE, adj. (TLFI)
Qui se fonde sur l'analogie, qui tient de l'analogie. (Correspond à analogie*
B).
Ling. Dictionnaire analogique. Dictionnaire qui groupe les mots selon
leurs rapports de sens : Le premier dictionnaire analogique , celui de P.
Boissière, avait pour ambition d'être un Ç répertoire complet des mots par les
idées et des idées par les mots È. La fonction de l'analogie était donc définie
comme le moyen de faire passer d'un mot à un autre, d'une idée à une autre.
D. DELAS, Nouveau dict. analogique, Paris, Hachette, 1971, av.-apr.,
p. I. 4.
ANTONYME, subst. masc. (TLFI)
Ling. "Terme de sens contraire à un autre terme (gr. antonymos)
: grand par rapport à petit, sortir par rapport
à entrer." (MAR. Lex. 1951). Chaque mot d'une langue
a son contraire ou son antonyme (PROUDHON ds Lar. 19e).
ARCHAÏSME, Subst. masc. (TLFI)
Ling. Caractère d'une forme, d'une construction, d'une langue, qui
appartient à une date antérieure à la date où on
la trouve employée (MAR. Lex. 1951). Anton. nŽologisme.
ARTICLE, subst. masc. (TLFI)
Article de dictionnaire. Partie du dictionnaire regroupant toutes les
informations sur un même mot.
ATTESTATION, subst. fém. (TLFI)
Rare. [En parlant des choses] Preuve, indication de l'existence, de l'usage
de quelque chose. En partic., Philol. (fréq. dans ce domaine). Exemple
de l'emploi d'un mot, d'une forme, d'une tournure.
AUTONYME, adj. et subst. masc. (TLFI)
Énoncé, mot, nom, séquence, signe autonyme et, p. ell.,
autonyme. "Signe métalinguistique ou métasémiotique
qui pour désigner un autre signe lui emprunte son signifiant (ex.: "Somme"
et "pomme" dans "Somme rime avec pomme")" (REY
Sémiot. 1979). Les phrases-exemples des linguistes et des logiciens
sont des autonymes (...). Bien que le cas soit plus complexe, les messages de
guerre et mots de passe, sont considérés comme autonymes car ils
doivent d'abord signifier un signe pour acquérir un autre contenu (J.
REY-DEBOVE, Le Métalangage, 1978, pp.77-78).
B
BILINGUE, adj.(TLFI)
Qui est rédigé en deux langues différentes. Spéc.
Dictionnaire bilingue.
C
CIRCULAIRE, adj. (TLFI)
Définitions circulaires. Par exemple deux énoncés
définitoires (de forme synonymique) tels que le premier renvoie au second
et le second au premier (cf. Ling. 1972) = Léger : qui n'est pas
lourd. Lourd : qui n'est pas léger.
CITATION, subst. fém. (TLFI)
Action de citer un passage d'auteur, de reproduire exactement ce qu'il a dit
ou écrit, oralement ou dans un texte. Des règles sont prévues
pour la citation d'un texte ou d'un fragment de texte dans un nouvel ouvrage
imprimé (J. PRINET, La Phot. et ses applications, 1945, p.
115).
CODE, subst. masc. (TLFI)
Ling., sémiotique, "Ensemble de règles ou contraintes
qui assurent le fonctionnement du langage" (Media 1971), p. ext.
d'un système de signes quelconque fonctionnant dans un domaine.
- P. méton. Recueil contenant la liste des équivalences
entre signifiants et signifiés d'un domaine. Code de signaux (BARBER.
1969).
COMPOSÉ, part. passé, adj. et subst. masc. (TLFI)
Gramm. Mot, nom composé. Formé de deux ou de plusieurs
autres mots. Les noms composés sont les plus fréquents et le
déterminant y précède l'appellatif (L'Hist. et ses
méthodes, 1961, p. 701). P. ell. un composé.
- Forme verbale composée, temps composé (p. oppos. à
temps simple). Temps dans lequel le verbe se conjugue à l'aide
d'un auxiliaire. Passé composé (ou indéfini).
D
DÉFINITION, subst. fém. (TLFI)
Ling. Analyse sémantique d'un mot par l'indication de son genre
prochain et de ses traits spécifiques, et/ou par sa mise en relation
avec un ou plusieurs autres mots du discours ou de la langue; p. méton.
"paraphrase donnée pour synonyme du terme à définir"
Les définitions de mots, chez les lexicographes, ont pour but de
faire connaître le sens d'un mot à ceux qui ont déjà
une notion plus ou moins claire ou obscure, plus ou moins superficielle ou approfondie,
de la chose que ce mot désigne. S'il s'agit d'un mot nouveau, la définition
de mot a pour objet de désigner le mot dont un auteur a fait choix, ...
COURNOT, Essai sur les fondements de nos connaissances, 1851, p. 348.
DÉGROUPEMENT, subst. masc. (TLFI)
Action de dégrouper, résultat de cette action (cf. Lar. encyclop.,
Lar. Lang. fr.). En partic. lexicogr. Dégroupement des entrées.
Fait de "dégrouper les sens différents d'un terme en les
constituant chacun comme des mots homonymes distincts" (Ling. 1972).
DESCRIPTIF, adj. (DLSL)
L'adjectif descriptif est employé après étude,
recherche, linguistique pour désigner une méthode d'analyse
qui s'attache à rendre compte des seules phrases réalisées,
issues d'un corpus représentatifs en dehors de toute intention normative
ou de préoccupations historiques.
Une grammaire descriptive énumère explicitement au moyen
de règles en nombre fini les phrases réalisées d'une langue
constituant un corpus représentatif, et donne une analyse de leur structure.
La grammaire descriptive s'oppose à la grammaire normative,
qui ajoute des contraintes sociales d'utilisation aux règles qu'elle
établit; elle se distingue de la grammaire générative,
qui génère au moyen de règles toutes les phrases grammaticales
d'une langue (réalisées ou potentielles) et non pas seulement
celles d'un corpus. La grammaire descriptive décrit les structures des
seules phrases réalisées, la grammaire générative
décrit les structures qui permettent de générer, de réaliser
une infinité de phrases. Le corpus de la grammaire descriptive ne comporte
pas seulement les phrases jugées acceptables (comme la grammaire normative),
elle comporte aussi les énoncés jugés "incorrects",
mais qui figurent des les énoncés réalisés par des
locuteurs natifs; la grammaire descriptive n'aboutit pas à constituer
un ensemble d'injonctions pédagogiques du type Dites, ne dites pas,
mais à décrire un état de langue réel.
DIACHRONIE, subst. fém. (TLFI)
A. [Gén. en corrélation avec synchronie] Caractère des
faits linguistiques considérés du point de vue des phases de leur
évolution dans le temps. L'évolution des sons est incompatible
avec la notion d'état; comparer des phénomènes ou des groupes
de phénomènes avec ce qu'ils ont été antérieurement,
cela revient à établir une diachronie (SAUSSURE, Ling.
gén., 1916, p. 194).
B. P. méton. 1. La discipline qui traite de ce caractère.
La distinction entre synchronie et diachronie s'appliquait essentiellement,
dans l'esprit de F. de Saussure, aux études linguistiques concrètes
: états de langue déterminés, évolution de langues
déterminées (PERROT, Ling., 1953, p. 106).
2. La rubrique dans un article de dictionnaire, la partie d'un ouvrage ou l'étude
qui traite des faits linguistiques selon ce point de vue. Autant que le renseignement
précis, nous importe, dans un souci de réalisme linguistique et
philologique, la présence organique de la diachronie à côté
de la synchronie, celle-ci n'existant que par et dans celle-là, et réciproquement
(TLF t. 1, 1971, p. XLIII).
DIACHRONIQUE, adj. (TLFI)
Qui adopte le point de vue de la diachronie; qui a trait aux évolutions
des faits de langue à travers le temps.
DIALECTE, subst. masc. (TLFI)
Ling. Forme particulière d'une langue, intermédiaire entre cette langue
et le patois, parlée et écrite dans une région d'étendue variable et parfois
instable ou confuse, sans le statut culturel ni le plus souvent social de cette
langue, à l'intérieur ou en marge de laquelle elle s'est développée sous l'influence
de divers facteurs sociaux, politiques, religieux, etc. (d'apr. Ling.
1972). Je n'entendais presque rien au dialecte alsacien qu'elle employait
(AMBRIèRE, Gdes vac., 1946, p. 36) :
DIALECTAL, ALE, AUX, adj. (TLFI)
Qui concerne un dialecte. Enquête dialectale. Différences dialectales
(Ac. 1932). Nous recueillons des locutions, des mots dialectaux (LARBAUD,
Jaune 1927, p. 177). L'arabe littéral et l'arabe dialectal maghrébin
(Encyclop. éduc., 1960, p. 153). Différenciations dialectales sur
une aire linguistique donnée (Traité sociol., 1968, p. 273).
DICTIONNAIRE, subst. masc. (TLFI)
Recueil des mots d'une langue ou d'un domaine de l'activité humaine, réunis
selon une nomenclature d'importance variable et présentés généralement par ordre
alphabétique, fournissant sur chaque mot un certain nombre d'informations relatives
à son sens et à son emploi et destiné à un public défini. Articles de dictionnaire;
à l'aide du, à coups de dictionnaire; chercher dans, consulter le dictionnaire.
Un bon dictionnaire est une affaire de raison et de discussion et non d'enthousiasme
(STENDHAL, Racine et Shakspeare, Paris, Champion, t. 2, 1842, p. 80).
Rien n'importe au progrès de l'esprit humain autant qu'un bon dictionnaire
qui explique tout (FRANCE, Le Génie latin, 1909, p. 66).
E
ENCYCLOPÉDIE, subst. fém. (TLFI)
Ouvrage qui fait le tour de toutes les connaissances humaines ou de tout un
domaine de ces connaissances et les expose selon un ordre alphabétique ou thématique.
Publier une encyclopédie (Ac. 1835-1932). Il [Diderot] rêvait
de l'encyclopédie, d'un ouvrage qui lui ferait connaître tous les arts, en le
forçant à les décrire (GUéHENNO, Jean-Jacques, En marge des "Confessions"
, 1948, p. 169).
ENTRÉE, subst. fém.(TLFI)
Ce par quoi on accède à une donnée, une information.
Lexicogr. Mot mis en vedette au début de chaque article d'un
dictionnaire. Synon. adresse. Pour l'entrée des articles de
ce dictionnaire, nous nous sommes strictement conformés à la tradition
lexicographique (TLF t. 1, p. XXVIII).
ÉTYMOLOGIE, subst. fém. (TLFI)
A. Science qui a pour objet la recherche de l'origine des mots en suivant leur
évolution à partir de l'état le plus anciennement attesté. être fort en étymologie
latine : On peut analyser un texte de bien des façons différentes, car
il est tour à tour justiciable de la phonétique, de la sémantique, de la syntaxe,
de la logique, de la rhétorique, de la philologie, sans omettre la métrique,
la prosodie et l'étymologie... VALéRY, Variété V, 1944, p. 147.
B. Rapport de filiation établi à propos d'un mot donné et expliquant sa constitution.
Chercher l'étymologie d'un mot; une étymologie obscure. Il faut plus de science
pour se garder d'une mauvaise étymologie que pour en trouver dix bonnes
(A. THOMAS, Nouv. Essais, 1904, p. 9). (Ce mot a) une étymologie germanique,
latine, etc. Le rapport de filiation du mot part des langues germaniques, latines,
etc.
étymologie populaire. Rapport de filiation rattachant un mot à un ou
plusieurs autres qui paraissent en fournir l'explication, par une analogie apparente
de forme et de sens.
F
FAMILLE, subst. fém. (TLFI)
Ling. Famille articulatoire, de racines. Famille de langues (cf. MAR.
Lex. 1933, p. 80). Famille de transformations (cf. Ling.
1972).
- Famille de mots. Tous les mots dérivés et les mots
composés formés sur un même radical constituent une famille
de mots. Ex. : rouler - rouleau, dérouler, déroulement,
enrouler, roulade (E. GRAMMONT et A. HAMON, Gramm. fr., Classes de fin
d'études, Paris, Hachette, 1957, p. 42).
FRÉQUENCE, subst. fém. (DLSL)
La fréquence est le nombre d'occurrences d'une unité linguistique
dans un corpus. La fréquence porte soit sur les termes formellement distincts,
soit sur les unités appartenant au même paradigme flexionnel; ainsi
la fréquence calculera les occurrences diverses de aller, va, irons
etc., ou l'occurrence du verbe aller sous les diverses formes de
sa flexion (conjugaison).
G
GLOSSAIRE, subst. masc. (TLFI)
A. Dictionnaire expliquant ou remplaçant par des expressions courantes, des
mots anciens ou obscurs d'une langue. Le vieux glossaire (Ac. 1798-1878).
L'auteur du glossaire précité de noms gaulois [De nominibus gallicis],
rédigé vers le Ve siècle de notre ère, traduit Lugduno par Desiderato Monte
(L'Hist. et ses méth., 1961, p. 681) : ... Des Esseintes sourit (...)
pensant que le moment viendrait où un érudit préparerait pour la décadence de
la langue française, un glossaire pareil à celui dans lequel le savant Du Cange
a noté les dernières balbuties, les derniers spasmes, les derniers éclats, de
la langue latine râlant de vieillesse au fond des cloîtres. HUYSMANS, à
rebours, 1884, p. 266.
B. Liste, nomenclature, ensemble des mots d'une langue. Le riche glossaire
de la langue grecque (LITTRÉ).
En partic. Liste de mots d'une langue, d'une uvre, accompagnée de définitions,
d'explications, de références. Lexique d'un dialecte, d'un patois. Lu le
Glossaire patois de la Suisse romande par Favrat, volume de 500 pages, qui laisse
beaucoup à désirer (AMIEL, Journal, 1866, p. 542). Glossaire canadien
(GOURMONT, Esthét. lang. fr., 1899, p. 146 et p. 179).
- Petit lexique qu'un auteur juge parfois bon de joindre à son uvre. Trouvé
par miracle (...) un petit volume de Spenser, dans une excellente édition, avec
notes abondantes et glossaire (GIDE, Journal, 1912, p. 381).
H
HÉTÉROGLOSSE, adj. (DLSL)
On appelle parfois dictionnaire hétéroglosse un dictionnaire
bilingue, pour l'opposer au dictionnaire homoglosse.
HOMOGLOSSE, adj. et subst. masc. (DLSL)
On donne le nom d'homoglosses à des dictionnaires dont la langue d'entrée
est un parler ou dialecte de la langue de sortie (qui est alors la langue commune).
Ainsi un dictionnaire picard-français est dit homoglosse, par
opposition aux dictionnaires bilingues, ou hétéroglosses, dont
les entrées et les sorties appartiennent à deux langues différentes
(français / anglais, allemand / français).
HOMONYME, subst. masc. et adj. (TLFI)
Ling. (Mot, signifiant) qui a une prononciation et/ou une graphie identique
à celle d'un autre mais un signifié différent. Homonyme
homophone, homonyme homographe. Il y avait dans ce système graphique
près de cinq cents graphèmes; mais comme la langue abondait en
monosyllabes et en homonymes, il fallut avoir recours à d'autres méthodes
de représentation pour éviter l'ambigu•té et la confusion
(Langage, Alarcos-Llorach, 1968, p. 531) : Les formes présentant
cette relation [d'homonymie] sont dites homonymes. Ex. : coq, coque, coke. L'homonymie
peut dépasser le niveau du mot : elle est alors utilisée pour
les jeux de mots ou calembours et les rimes : bohémien/beau et mien;
d'août/doux (ARAGON). MOUNIN 1974.
I
IDÉOLOGIQUE, adj. (TLFI)
[En parlant d'un dictionnaire] Dictionnaire dont le répertoire répond
à une présentation dénonçant l'insuffisance du classement
alphabétique et regroupant les mots en configuration autour d'idées
ou de concepts généraux, afin d'aider l'usager, par le jeu des
rapprochements de termes à mieux expliciter sa pensée, ou à
créer des associations nouvelles (D.D.L. 1976).
IMPROPRE, adj. (TLFI)
Dérivation impropre. Dérivation qui, sans l'aide de suffixe, peut,
sans rien changer à l'apparence externe des mots, leur attribuer des
fonctions et des significations nouvelles (d'apr. GRéV. 1975, ¤ 119).
La dérivation impropre (...) ressortit en réalité à
l'évolution de la signification des mots ou sémantique (d'apr.
GRéV. 1975, ¤ 120).
INDEX, subst. masc. (TLFI)
Liste résultant d'un dépouillement des formes ou des unités
lexicales relevées dans un texte. L'index comporte toujours la référence
de chaque occurrence (localisation dans le texte) (D.D.L. 1976).
Index statistique. Liste résultant du dépouillement lexical et
de l'indexation d'un texte, et comportant un certain nombre de données
quantitatives telles que l'effectif de ses occurrences, l'étendue de
son vocabulaire (d'apr. D.D.L. 1976).
INDEXER, verbe trans. (TLFI)
Faire l'index des formes ou des unités lexicales relevées dans
un texte. V. COYAUD, p. 61. C.
INVENTAIRE, subst. masc. (TLFI)
Ling. Il faut la coopération des philologues, dressant ces inventaires de
langues qui ne sont pas faits pour les historiens (...) ces inventaires de patois
qui, interprétés par l'historien des sociétés rurales, nous livrent tant de
précieux renseignements qu'ils sont seuls à pouvoir livrer (L. FEBVRE, Combats
pour hist., Hist. et psychol., 1938, p. 219).
- Inventaire général de la langue française (IGLF). V. TLF,
t. 1, pp. XXI-XXII.
- En partic. "Liste des unités constitutives d'une même classe paradigmatique,
c'est-à-dire des unités susceptibles d'apparaître en un même point de la chaîne"
(D.D.L. 1976). Inventaire limité ou fermé (celui des unités grammaticales),
inventaire illimité ou ouvert (celui des unités lexicales). LES LEXèMES
, quant à eux, se caractérisent au départ par l'ouverture de leur inventaire,
leurs instabilité formelle et signifiée et leur totale plurifonctionnalité (Ling.,
sous la dir. de F. François, Paris, P.U.F., 1980, p. 155).
ITEM, subst. masc. (TLFI)
Unité distincte d'un ensemble.
Linguistique: élément d'un glossaire, consistant en un mot ou syntagme,
juxtaposé à sa traduction (mot ou périphrase). Les formules rudimentaires
et presque exclusivement traductives en usage pendant le Moyen âge et la pré-Renaissance,
tant pour les langues anciennes que modernes, se limitent à de simples listes
d'items (B. QUEMADA, Du glossaire au dictionnaire ds Cah. Lexicol.
1972, no 20, p. 102).
J -
K
L
LEMME, subst. masc. (TLFI)
Forme graphique choisie conventionnellement comme adresse dans un lexique. Pour
l'inventaire des éléments d'un lexique, les lexèmes sont
ordinairement rangés dans l'ordre alphabétique des lemmes (Ch.
MULLER, La Lemmatisation, essai d'analyse mathématique ds Trav. Ling.
Litt. Strasbourg t. 12, 1 1974, p. 193).
1. Lemmatique, adj., math. Qui est relatif au lemme. (Ds LITTRÉ, Lar.
Lang. fr. et Lexis 1975).
2. Lemmatisation, subst. fém., lexicogr. "Opération consistant
à regrouper les formes occurrentes d'un texte ou d'une liste sous des
adresses lexicales" (MOUNIN 1974).
3. Lemmatiser, verbe trans., lexicogr. Regrouper des formes sous les lemmes
correspondants. Le vocabulaire de notre auteur entièrement lemmatisé
(G. ROQUES et N. MUSSO ds ét. de synt. du Moy. Fr., Paris, Klincksieck,
1978, p. 191).
LEXICALISATION, subst. fém. (DLSL)
La lexicalisation est le processus par lequel une suite de morphèmes
(un stntagme) devient une unité lexicale. C'est un processus de "dégrammaticalisation",
un procès qui favorise le lexique aux dépens de la grammaire.
Les termes d'un syntagme peuvent ainsi devenir inanalysables du point de vue
de l'usage linguistique quotidien: tout à fait n'est pas senti
comme trois unités et ne diffère pas, dans son comportement, de
complètement.
LEXICOGRAPHE, subst. (DLSL)
Le lexicographe désigne à la fois le linguiste étudiant
la lexicographie et le rédacteur d'un dictionnaire, dit aussi dictionnairiste.
On distingue ainsi la science de la lexicographie et la pratique lexicographique
et, de la même façon, le linguiste lexicographe et l'auteur de
dictionnaire.
LEXICOGRAPHIE, subst. fém. (DLSL)
La lexicographie est la technique de confection des dictionnaires et
l'analyse linguistique de cette technique. [
] On distingue ainsi la science
de la lexicographie et la pratique lexicographique et, de la même façon,
le linguiste lexicographe et l'auteur de dictionnaire.
LEXICOGRAPHIQUE, adj. (TLFI)
Relatif à la lexicographie, qui relève de la lexicographie.
LEXICOLOGIE, subst. fém. (TLFI)
Étude scientifique du lexique. L'objet de la lexicologie est une théorie
compréhensive du fait lexical, tant au niveau des structures (lexique,
vocabulaires) que des unités (mot, idiome) (REY, Le Lexique : images
et modles, Paris, Colin, 1977, p. 159).
LEXICOLOGIQUE, adj. (TLFI)
Relatif à la lexicologie, qui relève de la lexicologie.
LEXICOMÉTRIE, subst. fém. (TLFI)
Étude statistique du vocabulaire; science qui étudie la répartition
du vocabulaire dans le discours. La lexicologie quantitative, ou lexicométrie,
permet une approche réductionniste, interne et, partiellement, explicative
(D. DUGAST, Vocab. et styl., Genève, éd. Slatkine,
t.1, 1979, p.43).
LEXIE, subst. fém. (TLFI)
Ling.Unité lexicale de langue constituée soit par un mot (lexie simple)
soit par des mots associés (lexies composée et complexe). La frontière
entre "lexie" et "énoncé libre" n'est pas nettement tracée;
la phraséologie occupe un domaine intermédiaire, selon un continuum allant de
la suite lexicalisée au syntagme et à l'énoncé simplement fréquent en discours
et prévisible en langue (ex. sur le chemin du retour; se jurer une amitié
éternelle) (REY, Le Lexique : images et modèles, Paris, Colin,
1977, p. 189).
LEXIQUE, subst. masc. (TLFI)
A. [Le lexique comme recueil de mots]
1. Vx. Dictionnaire. Qu'est-ce que ça veut dire : apicole? Papa répondait,
d'une voix nette, précise. Nous n'étions pas étonnés : c'était sa fonction.
Il savait tout et l'expliquait clairement. Il était notre vivant lexique (DUHAMEL,
Notaire Havre, 1933, p. 65)
- Au fig. ou p. métaph. Un symbole (...) suppose deux plans, deux mondes
d'idées et de sensations, et un dictionnaire de correspondance entre l'un et
l'autre. C'est ce lexique qui est le plus difficile à établir (CAMUS, Sisyphe,
1942, p. 174).
2. Dictionnaire bilingue se réduisant à la simple mise en parallèle des unités
lexicales des deux langues considérées. Ces deux noms de Ca•n et d'Abel,
que tous les lexiques traduisent, l'un par possessio, l'autre par vacuitas (P.
LEROUX, Humanité, t. 2, 1840, p. 565).
- En partic. [Dans l'édition d'un ouvrage à l'usage d'étrangers] Liste
de certains mots accompagnés de leur traduction. Un sale petit bouquin brun
et puant [Colomba de Mérimée] : l'histoire ni la langue n'avaient changé,
mais il y avait des notes en allemand et un lexique (SARTRE, Mots,
1964, p. 52).
3. Dictionnaire des termes employés dans une science, dans une technique
particulière, un domaine spécialisé. Lexique de terminologie
linguistique, de termes d'art, de marine. De 1899 à 1955 (...) de nombreux
lexiques médicaux paraissaient en Allemagne et aux états-Unis
(BARIÉTY, COURY, Hist. méd., 1963, p. 812).
4. "Recueil de mots classés en liste pour différents usages" (ROB.).
Lexique des verbes déponents, neutres et actifs mis en vers par DARRIEUX
(Tarbes, 1862).
5. Recueil des mots employés par un auteur dans une uvre. Lexique de Cicéron,
de Corneille. (Dict. XXe s.).
- En partic. Liste des mots d'un ouvrage s'écartant de l'usage commun
avec leur explication [à propos de la critique de Salammbô par Sainte-Beuve]
On regrette un lexique. Voilà un reproche que je trouve souverainement injuste.
J'aurais pu assommer le lecteur avec des mots techniques. Loin de là! J'ai pris
soin de traduire tout en français. Je n'ai pas employé un seul mot spécial sans
le faire suivre de son explication, immédiatement (FLAUB., Corresp.,
1862, p. 59).
Rem. Lexique est fortement concurrencé dans l'usage actuel par dictionnaire
pour les emplois 2, 3, 4, plus faiblement par glossaire pour les emplois 2 en
partic. et 5 en partic. et par vocabulaire pour l'emploi 5.
B. [Le lexique comme ensemble de mots, comme système]
1. Ensemble des mots d'une langue. Le lexique français, en sortant de sa
bouche [de Hugo] est devenu un monde, un univers coloré, mélodieux et
mouvant (BAUDEL., Art romant., Réflexions sur quelques-uns de mes contemporains,
1861, p. 521).
- En partic. Ensemble des mots dont dispose une personne, des mots employés
par un écrivain dans ses uvres. Pour revenir au lexique notionnel d'Aristote,
disons que la causalité matérielle est devenue ainsi la causalité purement et
simplement première (MARITAIN, Human. intégr., 1936, p. 60)
- Ensemble des mots utilisés par un groupe social ou professionnel, propres
à une technique, une science, une corporation. Lexique populaire : Nul
lexique (...) n'est plus pittoresque que celui de la marine française (...).
Que de mots, que de locutions d'une pureté de son admirable : étrave, étambot,
misaine, hauban, bouline, hune, beaupré, artimon, amarres, amures, laisser en
pantenne, haler en douceur (GOURMONT, Esthét. lang. fr., 1899, p.
90).
2. Spécialement: Ling. Ensemble des unités significatives d'une langue,
excluant généralement les unités grammaticales et donc en inventaire ouvert,
envisagé abstraitement comme un des systèmes constitutifs de cette langue. Le
lexique est souvent opposé au vocabulaire, comme un inventaire d'unités virtuelles
à l'ensemble d'unités réalisées dans un corpus (ou, ce qui revient au même,
dans un texte) (GREIMAS-COURTéS 1979).
LINGUISTIQUE, adj. et subst. fém. (TLFI)
Subst. fém.:
A. Vieilli. étude historique et comparative des langues. Tous ceux qui
s'occupent de linguistique aujourd'hui, savent que les prétendues différences
infranchissables qu'on avait voulu établir entre les langues qu'on appelle sémitiques
et celles qu'on dérive du sanscrit n'existent pas à une certaine profondeur
(P. LEROUX, Humanité, t. 2, 1840, p. 637). Linguistique historique;
linguistique comparative. L'étude des langues au XIXe siècle a été marquée par
la prise de conscience nette de leur évolution, et par l'essor de la linguistique
historique et comparative (PERROT, Ling., 1953, p. 105).
B. Science qui a pour objet l'étude du langage, des langues envisagées comme
systèmes sous leurs aspects phonologiques, syntaxiques, lexicaux et sémantiques.
Manuel, traité de linguistique; linguistique descriptive, théorique. La linguistique
a pour unique et véritable objet la langue envisagée en elle-même et pour elle-même
(SAUSSURE, Ling. gén., 1916, p. 317).
- Linguistique générale. Science tentant de dégager la synthèse des études
faites sur les différentes langues, de déterminer les conditions générales de
fonctionnement des langues et du langage. La linguistique générale considère,
d'une part, que les langues sont conventionnelles, d'autre part, qu'elles sont
soumises aux conditions naturelles des phénomènes humains (LEIF 1974).
- [Constr. avec un adj. spécifiant la méthode ou la théorie] Linguistique
diachronique, distributionnelle, fonctionnelle, générative, quantitative, structurale,
synchronique, transformationnelle.
- [Constr. avec un adj. spécifiant l'auteur ou l'origine de ces méthodes ou
théories] Linguistique chomskyenne, saussurienne; linguistique anglo-saxonne,
européenne. La linguistique proprement américaine a pris son caractère original
du fait qu'elle s'est constituée dans une situation et avec des problèmes tout
autres que ceux de l'Europe (...). Aux états-Unis la linguistique se développe
souvent dans le cadre de la psychologie, et elle y est (...) considérée comme
constituant une partie de la sociologie et de la psychologie (B. MALMBERG,
Les Nouvelles tendances de la ling., trad. par J. Gengoux, Paris, P.U.F.,
1968, pp. 235-236).
- [Constr. avec un adj. spécifiant la langue ou le groupe de langues étudié]
Linguistique allemande, anglaise, espagnole; linguistique romane, slave.
Cet ouvrage a été conçu comme un exposé élémentaire, mais systématique et progressif,
de la grammaire du français (...) qu'on ne voie donc dans ce livre qu'une simple
introduction à la linguistique française (J. DUBOIS, F. DUBOIS-CHARIER,
élém. de ling. fr. : syntaxe, Paris, Larousse, 1970, p. 5).
- [Constr. avec un adj. ou un élém. formant spécifiant le domaine d'application]
Ethnolinguistique, psycholinguistique, sociolinguistique. "Langue et
culture", "linguistique anthropologique", "sociolinguistique",
"langue, pensée et réalité", sont autant de formulations exprimant
les relations entre les langues et les cultures, au sens le plus large du terme.
L'ethnolinguistique sera l'étude du message linguistique en liaison avec l'ensemble
des circonstances de la communication (POTTIER, Le Domaine de l'ethnolinguistique
ds Langages. Paris, juin 1970, no 18, p. 3).
- Linguistique appliquée. Application des théories, des descriptions,
des analyses linguistiques à la pédagogie des langues, à la traduction, aux
techniques de communication. Vue dans le cadre d'une opposition à la linguistique
tout court, la linguistique appliquée apparaît comme l'utilisation des découvertes
de la première pour améliorer les conditions de la communication linguistique
(La Ling. : guide alphabétique, Paris, Deno‘l, 1969, p. 210).
II. Adjectif
A. Relatif à la linguistique. étude, modèle, théorie linguistique. La vaste
étendue des recherches linguistiques concerne : - les relations entre signifiant
et signifié; - le système des structures de la langue et leurs types de relations;
- l'évolution de la langue; - les lignes de parenté des langues et les structures
fondamentales communes ou voisines (COUDRAY 1973).
B. Relatif, propre à la langue; envisagé du point de vue de la langue. Communauté
linguistique; aire, frontière linguistique; communication, message linguistique;
fait, phénomène, procédé, signe, système linguistique; changement, évolution
linguistique; politique linguistique; aménagement, planification linguistique.
Toute nouveauté verbale n'acquiert que lentement et souvent après de très longues
années sa place définitive dans les habitudes linguistiques (GOURMONT, Esthét.
lang. fr., 1899, p. 115).
C. Qui a pour objet l'apprentissage d'une langue étrangère. Vacances linguistiques
à l'étranger. Bain linguistique (appellation déposée) grâce à des séjours internationaux
linguistiques et culturels (L'Université syndicaliste, Publicité,
20 janv. 1971 ds GILB. Mots contemp. 1980). Séjours linguistiques en Allemagne
et en Angleterre pour se perfectionner dans une langue étrangère, connaître
le pays (L'Université syndicaliste, 20 janv. 1971, ds GILB. Mots
contemp. 1980).
LOCUTION, subst. fém. (TLFI)
A. Vx. Façon de s'exprimer; élocution. Une nouvelle locution. Une locution
élégante (Ac. 1835-1935).
B. Linguistique
1. Acte de parole du locuteur. La locution est à certains égards proche
d'une simple actualisation des possibilités de la langue (...) indépendamment
des actions qu'accomplit la parole (D.D.L. 1976).
2. Groupe de mots constituant un syntagme figé. a) Groupe de mots pris souvent
dans une acception figurée que l'usage a réunis pour former une sorte d'unité
dont le sens ,"se définit comme sa capacité d'intégrer une unité de niveau
supérieur" (E. BENVENISTE, Problèmes de ling. gén., Paris, Gallimard,
1966, p. 127). Je vous reproche, comme langage, deux ou trois locutions toutes
faites, telles que "rompre la glace" (FLAUB., Corresp.,
1868, p. 392)
Synt. Locution banale, consacrée, familière, impropre, populaire, proverbiale,
savoureuse, sentencieuse, triviale, usuelle, vulgaire. b) Groupe de mots ayant
dans la phrase la valeur grammaticale d'un mot unique. Locution adjective*,
adverbiale*, conjonctive*, prépositionnelle*, verbale*.
M
MARQUE, subst. fém. (TLFI)
Linguist., "Inscription d'un élément supplémentaire hétérogène sur
(ou dans) une unité ou un ensemble, et [qui] sert de signe de reconnaissance"
(GREIMAS-COURTéS 1979). Marque d'espèce, marque du genre et du nombre.
MÉTALANGAGE, subst. masc. (TLFI)
Linguist.
A. [P. réf. à la log.] Modèle formalisé d'un
langage, destiné à en rendre compte. Le métalangage
logique sert à construire la définition de la vérité
pour le langage-objet formalisé, et ne sert à rien d'autre. Le
métalangage linguistique sert à décrire un langage naturel
en construisant des définitions de l'acceptabilité et non de la
vérité (J. REY-DEBOVE, Les Logiciens et le métalangage
naturel ds Hist. épistémol. Lang. t. 1 fasc. 1 1979,
p. 16).
B. "Langage naturel considéré dans une fonction spécifique
qui consiste à parler du langage lui-même" (REY Sémiot.
1979)
- P. ext. Langage parlant d'un système de signification autre
que le langage lui-même. La sémiologie, par exemple, est un
métalangage, puisqu'elle prend en charge à titre de système
second un langage premier (ou langage-objet) qui est le système étudié;
et ce système-objet est signifié à travers le métalangage
de sémiologie. La notion de métalangage ne doit pas être
réservée aux langages scientifiques; lorsque le langage articulé,
dans son état dénoté, prend en charge un système
d'objets signifiants, il se constitue en "opération", c'est-à-dire
en métalangage: c'est le cas, par exemple, du journal de Mode qui ÇparleÈ
les significations du vêtement (R. BARTHES ds Communications,
no4, 1964, p.131).
MONÈME, subst. masc. (TLFI)
Linguist. Unité minimale de la première articulation (par opposition
au phonème, unité minimale de la seconde articulation), dotée d'une forme et
d'un sens. La plupart des langues connaissent la distinction entre monèmes
lexicaux en nombre non fini (...), et monèmes non lexicaux en séries finies
(POTTIER ds Langage 1968, p.305).
MONOLINGUE, adj. (TLFI)
Synon de unilingue.
A. [En parlant d'une pers.] Qui ne parle qu'une seule langue. Conversation
entre deux sujets monolingues appartenant à un même groupe linguistique (COYAUD,
Introd. ét. lang. docum., 1966, p.15).
B. [En parlant d'un texte] Qui est écrit en une seule langue. Dictionnaire
monolingue. (Dict. XXe s.).
MULTILINGUE, adj. (TLFI)
A. [En parlant d'une chose] Qui est rédigé en trois langues ou davantage. Dictionnaire,
écrit, texte multilingue. L'annuaire statistique de l'Indochine indique pour
1935 (...) 190 bulletins et revues dont 109 en français, 64 en annamite, 2 en
cambodgien, 1 en latin et 14 publications bi-ou multilingues (Civilis.
écr., 1939, p. 36-9). Dans l'ensemble constitué par les ouvrages plurilingues,
l'étendue de la nomenclature enregistrée et les procédés descripteurs utilisés
permettent à leur tour d'opposer les dictionnaires bilingues aux dictionnaires
multilingues (B. QUEMADA, Les Dict. du fr. mod., Paris, Didier, 1967,
p. 43).
B. [En parlant d'une pers.] Qui parle trois langues ou davantage, apprises en
tant que langues maternelles (d'apr. DUCROT-TOD. 1972).
N
NÉOLOGIE, subst. fém. (TLFI)
A. Création de mots, de tours nouveaux et introduction de ceux-ci dans
une langue donnée. Parlementarisme est une trouvaille. Je donne ma
voix ˆ M. Louis Bonaparte pour le premier fauteuil vacant à l'Institut.
Comment donc! mais il faut encourager la néologie! (HUGO, Nap.
le Pt, 1852, p.149).
B. Ling. Processus de formation de nouvelles unités lexicales.
Synon. créativité lexicale. Selon les frontières
qu'on veut assigner à la néologie, on se contentera de rendre
compte des mots nouveaux, ou l'on englobera dans l'étude toutes les nouvelles
unités de signification (Ling. 1972).
NÉOLOGISME, subst. masc. (TLFI)
Mot, tour nouveau que l'on introduit dans une langue donnŽe. Néologisme
barbare; une langue truffée de néologismes; risquer un néologisme.
Les néologismes n'effraient point, à condition qu'ils soient bien
formés et restent compréhensibles (DUMESNIL, Hist. théâtre
lyr., 1953, p.217).
NIVEAU, subst. masc. (TLFI)
Dans le domaine de la ling. et de la sémiot.
Niveau de langue. Chacune des variétés stylistiques d'une
langue, distinguées plus ou moins arbitrairement, à l'aide de
marques temporelles (p. ex. vx), spatiales (p. ex. région.)
et socio-culturelles (p. ex. pop.). Au fur et à mesure que
des élèves étrangers apprennent à véritablement
maîtriser notre langue, pendant très longtemps continue à
se poser le problème des niveaux de langue (...). Plongé dans
le français contemporain, l'élève étranger a cependant
encore souvent de la peine à éviter des "décalages"
de langue, c'est-à-dire à savoir se maintenir au même Ç
niveau È de langue, et surtout - annonçons-le dès maintenant -
au même "sous-niveau" de langue. Comment classer très
simplement les trois niveaux principaux du français contemporain? Langue
contemporaine : langue populaire/bon usage/langue littéraire (C.
STOURDZÉ ds Fr. monde, 1969, pp. 18-19).
- Ling. Struct. [Dans la mesure où la langue est considérée comme un
ensemble structuré, hiérarchisé d'unités] Le mot a une position fonctionnelle
intermédiaire qui tient à sa nature double. D'une part il se décompose en unités
phonématiques qui sont de niveau inférieur; de l'autre il entre, à titre d'unité
signifiante et avec d'autres unités signifiantes, dans une unité de niveau supérieur
(E. BENVENISTE, Problèmes de ling. gén., Paris, Gallimard, t. 1,
1967, p. 123).
- Niveau linguistique. Degré de l'analyse linguistique. Niveau
phrastique, morphématique, phonématique; niveau d'analyse. Selon
l'unité que l'on retient, on peut distinguer au moins six niveaux linguistiques
formels (PHÉL. Ling. 1976).
- Gramm. générative. Niveau de représentation. "Système
de concaténation représentant une phrase comme une suite d'éléments discrets
(...). Les relations entre les niveaux sont définies par un ensemble de règles
de représentation exprimant la manière dont les éléments d'un niveau supérieur
sont représentés par les éléments d'un niveau inférieur" (Ling.
1972). Des "structures profondes" aux "structures de surface",
toute phrase peut être décrite à plusieurs "niveaux de représentation"
(D.D.L. 1976).
- sémiotique. Niveau sémiotique/niveau discursif. Pour le seul
niveau sémiotique, on distinguera le plan des structures sémiotiques
profondes (syntaxe et sémantique fondamentales) et celui des structures
sémiotiques de surface (syntaxe et sémantique narratives)
(GREIMAS-COURTÉS 1979).
NOÈME, subst. masc. (TLFI)
Ling., sémiot. Unité minimum de sens, inanalysable, constituant
un primitif sémantique, du code qui construit le sémantisme d'une langue.
Le signifié peut être décrit en tant que combinaison adjonctive de noèmes
(K. HEGER, La Sém. et la dichotomie de lang. et parole ds Trav. Ling. Litt.
Strasbourg t.7, 1969 no 1, p.68).
NOÉTIQUE, adj. et subst. fém. (TLFI)
Ling., sémiot.Champ noétique. Champ des signifiés. (Ds REY Sémiot.
1979).
NOMENCLATURE, subst. fém. (TLFI)
Ensemble des adresses figurant dans un dictionnaire et constituant la liste
des unités de signification définies dans ce dictionnaire (d'apr.
D. D. L. 1976). La nomenclature de ce dictionnaire n'est pas exacte,
n'est pas complète (Ac.).
NORMATIF, VE, Adj. (TLFI)
A. Qui a les caractères d'une norme, d'une règle; qui concerne
les normes. Jugement, prŽcepte normatif.
B. Qui fixe, prescrit une norme, émet des jugements de valeur.
NORME, subst. fém. (DLSL)
1. On appelle norme un système d'instructions définissant
ce qui doit être choisi parmi les usages d'une langue donnée si
l'on veut se conformer à un certain idéal esthétique ou
socioculturel. La norme, qui implique l'existence d'usages prohibés,
fournit son objet à la grammaire normative ou grammaire au sens
courant du terme.
2. On appelle aussi norme tout ce qui est d'usage commun et courant dans
une communauté linguistique; la norme correspond alors à l'institution
sociale que constitue la langue standard.
O
OCCURRENCE, subst. fém. (DLSL
Toutes les fois qu'un éléments linguistique (type) figure dans
un texte, on parle d'occurrence (token). L'apparition du terme politiqued
dans un texte analysé du point de vue linguistique sera une occurrence
du mot politique.
ORTHOGRAPHE, subst. fém. (TLFI)
A. [L'accent est mis sur la notion de correction]
1. Manière, considérée comme correcte, d'écrire
un mot. Orthographe d'un nom difficile, vérifier l'orthographe d'un
mot. Si votre Excellence daignait me dicter l'orthographe des mots lettre à
lettre, les envieux ne sauraient plus que dire (STENDHAL, Chartreuse, 1839,
p.191). Les noms anciens n'ont pas d'orthographe (NERVAL, Filles feu, Angélique,
1854, p.562):
2. Ensemble des règles fixées par l'usage, la tradition, qui régissent
l'organisation des graphèmes, la manière d'écrire les mots
d'une langue; connaissance et application de ces règles. Apprendre,
mettre, savoir l'orthographe; ne pas avoir d'orthographe; réforme de
l'orthographe. Est-il une faute d'orthographe que d'écrire escamotter
avec deux tt? escamotez-en un, alors (FLAUB., Corresp., 1864, p.146).
P
PARONYME, subst. masc. et adj. (TLFI)
Linguist. (Mot) qui présente avec un autre mot une certaine analogie
phonétique, mais sans avoir le même sens. Mots paronymes. La
troisième succession fut celle qui (...) transmit le trône à
(...) Phoebé; et celle-ci en dota comme don pour sa naissance Phoebus,
dont le nom est du sien propre paronyme (CLAUDEL, Euménides,
1920, I, p.949). Les paronymes sont des mots presque homonymes, ne présentant
qu'une ressemblance approximative de son ou d'orthographe: Inculper, inculquer;
conjecture, conjoncture; collision, collusion (GREV. 1975, p.123, ¤ 159).
PHILOLOGIE, subst. fém. (TLFI)
Discipline qui vise à rechercher, à conserver et à interpréter
les documents, généralement écrits et le plus souvent littéraires,
rédigés dans une langue donnée, et dont la tâche
essentielle est d'établir une édition critique du texte.
PHILOLOGIQUE, adj. (TLFI)
Relatif à la philologie, qui relève de la philologie.
PHONÈME, subst. masc. (DLSL)
Le phonème est l'élément minimal, non segmentable,
de la repésentation phonologique d'un énoncé, dont la nature
est déterminée par un ensemble de traits distinctifs. Chaque langue
présente, dans son code, un nombre limité et restreint de phonèmes
(une vingtaine à une cinquantaine selon les langues) qui se combinent
successivement, le long de la chaîne parlée, pour constituer les
signifiants des messages et s'opposent ponctuellement, en différents
points de la chaîne parlée, pour distinguer les messages les uns
des autres. [
] Le phonème français /a/ s'oppose à
/i/, /e/, [
], /y/, /u/, /o/ [
] comme le montre la série minimale
la, lis, les lait, lu, loup, lot, las, etc.
PHONÉTIQUE, subst. fém. et adj. (TLFI)
I. Adjectif
A. Relatif aux sons du langage. Altération, évolution phonétique.
Chaque changement phonétique, quelle que soit d'ailleurs son extension,
est limité à un temps et un territoire déterminés
(SAUSS. 1916, p.135).
B. En partic.
1. Qui représente graphiquement les sons d'une ou de plusieurs langues,
indépendamment de l'orthographe. Alphabet phonétique (international);
écriture, notation, transcription phonétique. D'après
la nature de l'écriture phonétique les signes se réduisent
à un petit nombre de lettres, qui, par leur groupement et leur ordre,
forment la multitude des mots (ALAIN, Beaux-arts, 1920, p.303).
- Orthographe phonétique. Orthographe qui transcrit la prononciation
de manière univoque.
II. Subst. fém.
"Science, dépendante notamment de l'anatomie, de la physiologie
et de l'acoustique, qui étudie la production et la perception des sons
des langues humaines, dans toute l'étendue de leurs propriétés
physiques" (MOUNIN 1974). La phonétique tout entière,
est le premier objet de la linguistique diachronique; en effet l'évolution
des sons est incompatible avec la notion d'état; comparer des phonèmes
ou des groupes de phonèmes avec ce qu'ils ont été antérieurement,
cela revient à établir une diachronie (SAUSS. 1916, p.194).
PHRASÉOLOGIE, subst. fém. (TLFI)
A. Gramm., vx. "L'étude et la connaissance de la phrase et,
par conséquent, une partie très importante de la grammaire (peu usité en ce
sens)" (LITTRé). Synon. syntaxe.
B. Ling. et lang. cour.
1. Ensemble des tournures typiques d'une langue, soit par leur fréquence,
soit par leur caractère idiomatique. La phraséologie latine, française. La
phraséologie grecque est poétique et pittoresque entre toutes les autres, en
même temps que na•ve et simple; par l'usage très fréquent des ellipses, des
syllepses, des attractions, des anacoluthes, elle concorde avec le génie éminemment
synthétique de la langue; par l'emploi de nombreuses particules, elle excelle
à exprimer des nuances fines et délicates, et donne à la langue une précision
que les autres ne sauraient atteindre au même degré (Lar. 19e). -
Dictionnaire de phraséologie.
PLURILINGUE, adj. (TFLI)
[En parlant d'un ouvrage] Qui est rédigé en plusieurs langues.
Dictionnaire plurilingue (B. QUEMADA, Les Dict. du fr. mod., 1967,
p.41).
POLYSÉMIQUE, adj. (TLFI)
[En parlant d'un signe ling.] Qui renvoie à plusieurs signifiés
présentant des traits sémantiques communs. Anton. monosŽmique.
PRÉDICAT, subst. masc. (TLFI)
[Dans un énoncé où l'on peut distinguer ce dont on parle
et ce qu'on en affirme ou nie] Prédicat (logique). Terme qui dit
quelque chose de l'autre. Tous les énoncés assertifs (affirmatifs
ou négatifs) semblent devoir être décrits comme l'attribution
d'une certaine propriété à un certain objet. D'où
la nécessité que leurs descriptions sémantiques comprennent
deux parties: un sujet que nous appellerons logique désignant l'objet
dont quelque chose est affirmé, et un prédicat indiquant la propriété
affirmée (DUCROT-TOD. 1972, p.344). Pour analyser une proposition
assertive telle que Tous les hommes sont mortels, on distinguera un sujet logique:
Tous les hommes (ce à quoi on attribue une propriété),
et un prédicat logique: sont mortels (propriété attribuée)
(D. D. L. 1976).
Q -
R
RACINE, subst. fém. (TLFI)
Linguist. "élément irréductible récurrent
dans les formes lexicales apparentées par le sens et considéré
en linguistique historique comme la forme la plus ancienne expliquant tous les
dérivés ultérieurs" (D. D. L. 1976). Hovesh
(...). C'est celui qui a le droit de mettre en prison, c'est le gouverneur.
Le mot qui, en hébreu moderne, désigne le prisonnier est tiré
de la même racine et se dit havoush (GREEN, Journal, 1939,
p. 238). La distinction entre racine et radical n'est pas toujours très
claire. Le terme racine est souvent réservé à la linguistique
diachronique: ainsi des Ç racines indo-européennes È sont reconstituées
à partir de la comparaison du grec, du latin, etc. Lang. 1973.
RADICAL , subst. masc. (DLSL)
On appelle radical une des formes prises par la racine dans les réalisations
diverses des phrases. Le radical est donc distinct de la racine, qui est la
forme abstraite servant de base de représentation à tous les radicaux
qui en sont les manifestations. Ainsi, on dira que la racine /ven/ "venir"
a deux radicaux, ven- et vien-, qui se réalisent avec adjonction
de désinences grammaticales dans venons, venue, venait, vienne, viennent,
etc. De même, la racine /chant/ "chanter" a deux radicaux, chant-
et cant-, qui se réalisent dans les formes chantait, chantre,
chanteur, cantatrice, cantilène, etc. Une racine peut n'avoir qu'un
radical, et dans ce cas, racine et radical se confondent. Ainsi, en grec, la
racine /lu/ "délier" ne comporte qu ele radical lu-,
que l'on trouve dans luô, luete, leluka, etc. Le radical est ainsi
la base à partir de laquelle sont dérivées les formes pourvues
d'affixes [
].
RÉFÉRENT, subst. masc. (TLFI)
Linguist. "Ce à quoi le signe linguistique renvoie soit dans la
réalité extra-linguistique ou univers réel, soit dans un univers imaginaire"
(Lang. 1973). Synon. référé. Pour être opérant, le message
requiert d'abord un contexte auquel il renvoie, c'est ce qu'on appelle aussi,
dans une terminologie quelque peu ambigu‘, le référent, contexte saisissable
par le destinataire, et qui est soit verbal, soit susceptible d'être verbalisé
(R. JAKOBSON, Essais de ling. gén., 1963, ibid.). La fonction
référentielle est la fonction cognitive ou dénotative par laquelle le référent
du message est considéré comme l'élément le plus important (Ling.
1972).
REGROUPEMENT, subst. masc. (TLFI)
Regroupement autour d'un terme de base de mots liés les uns aux autres par des
rapports à la fois morphologiques et sémantiques. Les possibilités qu'offrent
les systèmes de suffixation et de préfixation pour passer d'une construction
de phrase à une autre construction, d'un verbe à un substantif, d'un substantif
à un adjectif, etc., ont été mises en évidence dans cet ouvrage [le DFC]
par des regroupements autour des termes de base (DUB. 1967, p. III).
RÉPERTOIRE, subst. masc. (TLFI)
Inventaire méthodique (énumération, liste, table, etc.) où les informations
sont classées dans un ordre qui permet de les retrouver facilement; p. méton.,
le support de ces informations. Synon. catalogue, état, index, nomenclature.
Il avait une série de dossiers admirablement classés, auxquels correspondait
un répertoire des noms, qu'il relisait de temps à autre, pour s'entretenir la
mémoire (ZOLA, Argent, 1891, p. 31).
Linguist. "Ensemble d'unités linguistiques et de lois d'assemblage
de ces unités (phonologiques, morpho-syntaxiques, lexico-sémantiques) dont dispose
le sujet pour décoder la parole" (D. D. L. 1976).
S
SÉMANTIQUE, subst. fém. et adj. (TLFI)
I. Subst. fém.
Linguist. 1. étude d'une langue ou des langues considérées
du point de vue de la signification; théorie tentant de rendre compte
des structures et des phénomènes de la signification dans une
langue ou dans le langage. Sémantique analytique, générative,
logique, structurale; sémantique descriptive, interprétative;
sémantique comparée, diachronique, historique, synchronique; sémantique
lexicale, narrative; sémantique paradigmatique, syntagmatique; sémantique
de l'énoncé, de la phrase; rapports entre syntaxe et sémantique.
Opposée tantôt au couple phonétique-phonologie, tantôt
à la syntaxe (plus particulièrement en logique), la sémantique
est une des composantes de la théorie du langage (ou de la grammaire)
(GREIMAS-COURTÉS 1979).
- P. ext., rare. étude (et théorie) d'un système
de signification quel qu'il soit. Synon. sémiotique. Sémantique
linguistique, musicale, cinématographique. Le sous-sol de l'âme,
- ce que le meilleur philologue Beethovenien (je pourrais dire: le maître
de sémantique Beethovenienne) Heinrich Schenker, a nommé l' "Urlinie",
le "Lichtbild des Seelenkernes" (ROLLAND, Beethoven, t.
1, 1937, p. 23).
2. En partic. [Dans le cadre de la sémiotique classique de Ch.-W.
Morris, et p. oppos. aux deux autres composantes de celle-ci, la syntaxe et
la pragmatique] étude générale de la signification des
signes conçue comme une relation entre les signes et leurs référents.
(Ds REY Sémiot. 1979).
II. Adjectif
A. Linguist. 1. Qui est relatif à la sémantique, qui a
rapport à la signification d'un mot ou d'une structure linguistique.
Changement, évolution sémantique; contenu, trait sémantique;
analyse, description sémantique; théorie sémantique. Le
sens du signe dans le discours est une représentation dans laquelle se
combinent la valeur sémantique en langue, telle qu'elle est définie
par la convention, et la valeur de situation qui dérive de l'énoncé
(Langage, 1968, p. 454)
- Champ sémantique. Ensemble des mots, des notions se rapportant
à un même domaine conceptuel ou psychologique. La méthode
d'analyse des champs sémantiques élaborée par l'Allemand
J. Trier permet de montrer que l'articulation d'une même région
notionnelle peut varier selon les langues ou les états successifs d'une
même langue (DUCROT-TOD. 1972, p. 176).
- [Dans une gramm. générative]
Composant ou composante sémantique. Composant interprétatif
traduisant les suites de morphèmes engendrés par la syntaxe en
un métalangage permettant de donner une représentation de la signification
des phrases. La composante sémantique d'une grammaire (...) a pour
fonction d'interpréter les structures syntaxiques en termes de sens -
autrement dit, d'attribuer une signification (ou plusieurs, dans le cas des
phrases ambigu‘s) aux structures engendrées par la syntaxe (et le lexique)
(N. RUWET, Introd. à la gramm. générative, 1967,
p. 332).
- [P. oppos. à asémantique] Phrase sémantique. Phrase
qui a un sens, qui est acceptable du point de vue du sens. Une phrase qui
n'est pas sémantique est dite asémantique (REY Sémiot.
1979).
SÈME, subst. masc. (DLSL)
Le sème est l'unité minimale de signification, non susceptible
de réalisation indépendante, et donc toujours réalisée
à l'intérieur d'une configuration sémantique. Par exemple,
l'analyse sémique rend compte de l'opposition chaise vs fauteuil
par l'adjonction, au sémème de chaise (composé des
sèmes S1, S2, S3, S4, "avec dossier", "sur pieds",
"pour une seule personne", "pour s'asseoir") du sème
"avec bras", absent du sémème de chaise et présent
dans le sémème de fauteuil [
] Ces composants minimaux
de l'unité lexicale constituent un ensemble non ordonnée appelé
sémème ou formule componentielle selon que l'on se situe dans
le cadre de l'analyse sémique (européenne) ou de l'analyse componentielle.
Comme sème est en fait synonyme de trait sémantique et
composant sémantique, il se rencontre également, quoique
non systématiquement, chez les linguistes qui pratiquent l'analyse componentielle
ou développent une théorie sémantique dans le cadre de
la grammaire transformationnelle.
SÉMÈME, subst. masc. (TLFI)
Linguist. Ensemble des sèmes d'un lexème constituant son sens ou l'un
de ses sens. Nous considérons le mot, ou plus exactement le lexème (unité
minimale du discours) comme une collection de sèmes (unités minimales de sens),
dont les uns sont nucléaires, les autres contextuels, le tout produisant un
effet de sens ou sémème (Rhét. gén., Paris, Larousse, 1970, p. 94).
SENS, subst. masc. (TLFI)
[Propriété d'un objet de pensée ou d'un signe]
A. [Signification] 1. Idée, signification représentée par un signe ou un ensemble
de signes; représentation intelligible évoquée ou manifestée par un signe ou
une chose considérée comme un signe. On pourrait prendre dans un sens métaphorique
le vulgaire proverbe, Tout chemin mène à Rome, et l'appliquer au monde moral;
tout mène à la récompense ou au châtiment (BAUDEL., Paradis artif.,
1860, p. 348).
En partic. Signification d'un élément signifiant d'une langue (ou d'un
langage). Le style de Mallarmé doit précisément son obscurité, parfois réelle,
à l'absence quasi totale de clichés, de ces petites phrases ou locutions ou
mots accouplés que tout le monde comprend dans un sens abstrait, c'est-à-dire
unique (GOURMONT, Esthét. lang. fr., 1899, p. 304):
Ling., Sémiol., Effet de sens. Signification spécifique déterminée
par le contexte et la situation. à chaque unité significative minima, correspond,
dans la langue, un et un seul sens, et cela, malgré l'infinité de significations
(ou effets de sens) qu'il peut avoir en fait dans le discours, et dont chacune
représente un point de vue partiel, une visée particulière sur le sens (DUCROT-TOD.
1972, p. 160).
Rem. Pour les valeurs de chaque terme dans l'oppos. sens/signification,
v. signification.
SÉMIOTIQUE, subst. fém. (TLFI)
Commun., Ling.
A. Subst. fém. 1. Théorie générale des signes dans toutes leurs formes
et dans toutes leurs manifestations; théorie générale des représentations, des
systèmes signifiants. Synon. plus fréq. sémiologie. Sémiotique appliquée,
descriptive, pure: 1 C'est [...] en créant la logique des relations,
qu'un des premiers axiomaticiens, Charles Sanders Peirce, revendique la nécessité
d'une science traitant des significations, de leur convertibilité intersystémique
et de leur relation à l'ordre matériel: la sémiotique. Pour Peirce, la sémiotique
n'est qu'un autre terme pour désigner la logique dans un sens élargi, c'est-à-dire
comme "la théorie quasi nécessaire ou formelle des signes". Encyclop.
univ. t. 14 1972, p. 861.
2. Étude des pratiques, des comportements et des phénomènes
culturels conçus comme des systèmes signifiants. Synon.
sémiologie. La sémiotique (...) se donne pour but l'exploration
du sens. Cela signifie qu'elle ne saurait se réduire à la seule
description de la communication (définie comme transmission d'un message
d'un émetteur à un récepteur): en l'englobant, elle doit
pouvoir rendre compte d'un procès beaucoup plus général,
celui de la signification (J. COURTéS, Introd. à la sémiotique
narrative et discursive, 1976, p. 33).
- Sémiotique littéraire, musicale, picturale, discursive, etc. étude
des faits littéraires, musicaux, du discours, etc. envisagés comme systèmes
de signes. L'outillage méthodologique dont dispose la sémiotique discursive
à l'heure actuelle ne correspond pas - ou plut
3. En partic. [Chez Hjelmslev et les sémioticiens s'inscrivant dans le
même cadre théorique] a) Système structuré de signes, système signifiant (linguistique
ou non). Sémiotique linguistique. Sémiotique dénotative. Sémiotique constituée
d'une expression et d'un contenu, c'est-à-dire dont ni l'expression ni le contenu
ne sont à eux seuls une sémiotique. Sémiotique connotative. Sémiotique dont
l'expression est une sémiotique. Sémiotique métalinguistique. Sémiotique
dont le contenu est une sémiotique. Un métalangage est un système dont le
plan du contenu est constitué lui-même par un système de signification; ou encore,
c'est une sémiotique qui traite d'une sémiotique (R. BARTHES, Le Degré
zéro de l'écriture, élém. de sémiologie, 1968 [1964], pp. 163-164)
B. Adjectif 1. Qui relève de la sémiotique (ou de la sémiologie), qui
appartient à la sémiotique. Analyse, démarche, méthodologie sémiotique. Chez
Louis Hjelmslev et avec le cercle de Copenhague, le projet sémiotique prend
un aspect plus théorique et davantage détaché des spécificités propres au matériau
langagier et au système signifiant particulier (Encyclop. univ. op.
cit., p. 862).
SIGNE, subst. masc. (TLFI)
Ling., Signe (linguistique). Unité linguistique constituée
d'une partie physique, matérielle, le signifiant, et d'une partie abstraite,
conceptuelle, le signifié. Le mythe, précisément, prétend
surmonter l'inadéquation du symbole au signifié: le signe linguistique,
le mot, est investi, dans le mythe, d'une dignité telle qu'il tend à
se substituer au signifié, de sorte que la plénitude de la parole
mythique, du verbe créateur, rejoint souvent, et de façon dérisoire,
la magie verbale (Traité sociol., 1968, p. 262):
Dans le domaine de l'écriture. Graphème ou caractère ayant
une valeur donnée dans un système d'écriture. Signe
alphabétique, diacritique, orthographique, typographique; signe abréviatif;
signe de ponctuation. Un héraut ou lecteur, tenant à la
main un rouleau couvert de signes hiéroglyphiques, s'avança (GAUTIER,
Rom. momie, 1858, p. 219). L'écriture constitue un système
de signes dont le contenu est le même que celui des signes linguistiques,
et dont l'expression est une combinaison des éléments graphiques
différentiels que l'on peut appeler les graphèmes (Langage,
1968, p. 523).
SIGNIFIANT, -ANTE, part. passé, adj. et subst. masc. (TLFI)
Ling. [P. oppos. à signifié] Partie formelle,
matérielle et sensible du signe. Le lien unissant le signifiant au
signifié est arbitraire, ou encore, puisque nous entendons par signe
le total résultant de l'association d'un signifiant à un signifié,
nous arbreuvons dire plus simplement: le signe linguistique est arbitraire
(SAUSS. 1916, p. 100). Le lien qui unit signifiant et signifié est
nécessaire: dans la conscience du sujet parlant français, le signifiant
buf (c'est-à-dire l'image acoustique du groupe de sons bšf) évoque
nécessairement le concept de buf et le concept déclenche
nécessairement l'image acoustique bšf. Ç Le signifiant est la traduction
phonique du concept; le signifié est la contrepartie mentale du signifiant
È (E. BENVENISTE ds PERROT, Ling., 1953, p. 112).
SIGNIFIÉ, subst. masc. (DLSL)
Le terme de signifié appartient à la terminologie de F.
de Saussure comme synonyme de concept. En effet, le signe linguistique
tel qu'il le conçoit, résulte de la combinaison d'un signifiant
et d'un signifié, ou, dans une autre formulation, d'une image acoustique
et d'un concept.[
]
SOUS-ADRESSE, subst. fém. (DLSL)
En lexicographie, le terme de sous-adresse désigne, à l'intérieur
d'un article, entrée mise en relief par une typographie spéciale
(petit gras, italique) qui indique des acceptions distinctes de l'acception
principale ou correspondant à une forme de l'itel lexical différente
de celle du mot d'entrée. Ainsi, classeur, étant l'adresse
(celui, celle qui classe les entrées), classeur, nom masculin
(objet ou meuble de bureau, divisé en compartiments, servant à
classer des papiers), et classeuse, nom féminin (appareil destiné
au classement et à l'endossement des chèques), sont des sous-adresses.
STYLISTIQUE, adj. (TLFI)
Indicateur/marque stylistique. Indication permettant de noter un certain
niveau de langue. Les niveaux de langue ou marques stylistiques, par le nom
même, indiquent qu'il existe une hiérarchie sociale, diagnostiquée par les comportements
verbaux (J. et Cl. DUBOIS, Introd. à la lexicogr., Paris, Larousse,
1971, p. 37). Quand plusieurs indicateurs stylistiques sont nécessaires pour
introduire un mot ou un sens, l'indicateur mélioratif ou péjoratif précède dans
les articles du TLF l'indicateur de niveau de langue, lequel précède l'indicateur
relatif à l'usage (G. GORCY ds WšrterbŸcher, t. 1, Berlin-New York,
W. de Gruyter, 1989, p. 913, col. 1).
SYNCHRONIE, subst. fém. (TLFI)
Linguist. [P. oppos. à diachronie] "état de
langue considéré dans son fonctionnement à un moment donné"
(Ling. 1972). Est synchronique tout ce qui se rapporte à l'aspect
statique de notre science, diachronique tout ce qui a trait aux évolutions.
De même "synchronie" et diachronie désigneront respectivement
un état de langue et une phase d'évolution (SAUSS. 1916, p.
117). En synchronie. En résumé, si l'on parle de loi
en synchronie c'est dans le sens d'arrangement, de principe de régularité
(SAUSS. 1916, p. 131).
- étude d'un système linguistique à un moment donné.
Synon. linguistique synchronique*, description synchronique*. La distinction
entre diachronie et synchronie a imposé l'idée féconde
que tout état de langue pouvait être étudié comme
un système cohérent et complet (PERROT, Ling., 1953,
p. 105).
- Rubrique d'un article de dictionnaire qui traite des faits linguistiques selon
ce point de vue.
SYNCHRONIQUE, adj. (TLFI)
Qui étudie la langue à un moment donné de son histoire,
indépendamment de toute évolution dans le temps.
SYNONYME, adj. et subst. masc. (TLFI)
Linguist. I. Adjectif
A. [En parlant d'un mot] De forme différente et de même sens (ou
de sens voisin) qu'un autre mot. Adjectifs, substantifs, verbes synonymes;
mots, termes synonymes; tel mot est synonyme de tel autre; donner tel mot comme
synonyme de tel autre. Là sont les racines du langage, et la raison pour
laquelle verbe ou parole sont synonymes (BONALD, Législ. primit.,
t. 1, 1802, p. 253).
II. Subst. masc. Mot ou expression de même sens ou, plus exactement,
de sens équivalent ou approchant, c'est-à-dire substituable dans
certains contextes à un autre mot, à une autre expression (d'apr.
D. D. L. 1976).
- Dictionnaire de(s) synonymes. Dictionnaire qui répertorie les
synonymes. Ce dictionnaire des synonymes fonctionne par champs conceptuels
associés, c'est-à-dire que, par respect pour la richesse et la
liberté de la langue, il ne passe pas aux mots le carcan de la synonymie
mais leur permet d'évoluer thématiquement les uns par rapport
aux autres (PERNON Synon. 1986, p. 9).
SYNTAGME, subst. masc. (DLSL)
En linguistique structurale, on appelle syntagme un groupe d'éléments
linguistiques formant une unité dans une organisation hiérarchisée.
Le terme de syntagme est suivi d'un qualificatif qui définit sa
catégorie grammaticale (syntagme nominal, syntagme verbal, syntagme adjectival,
etc [
]. Le syntage est toujours constitué d'une suite d'éléments
et il est lui-même un constituant d'une unité de rang supérieur.
; c'est une unité linguistique de rang intermédiaire. Ainsi, le
synatgme nominal est le constituant de la phrase, ce noyau étant formé
de la suite : syntagme nominal + syntagme verbal (Pierre + est venu
à la maison) [
].
T
TOPONYMIE, subst. fém. (TLFI)
Étude linguistique des noms de lieux, d'une région ou d'une langue,
du point de vue de leur origine, de leur transformation, ou de leur signification.
TRÉSOR, subst. masc. (TLFI)
"Inventaire des unités lexicales d'une langue visant à l'exhaustivité"
(MOUNIN 1974); titre d'ouvrages d'érudition, notamment de dictionnaires
et d'encyclopédies. Trésor de la langue grecque; Trésor
de la langue latine; Trésor de la langue française; Trésor
du Félibrige. Brunetto Latini (...) avait traduit en italien la morale
d'Aristote; il rédigea, sous le titre de Trésor, une encyclopédie
des connaissances de son temps (OZANAM, Philos. Dante, 1838, p. 61).
Charles Lenormant publiait un Trésor de numismatique et de glyptique,
de 1836 à 1850 (L'Hist. et ses méth., 1961, p. 379).
U
UNILINGUE, adj. (TLFI)
A. [En parlant d'une pers., d'une collectivité] Qui ne parle, ne connaît qu'une
seule langue. Synon. monolingue. On peut presque admettre que dans
l'Antiquité, autour du bassin de la Méditerranée, les pays unilingues formaient
l'exception (SAUSS. 1916, p. 267).
B. [En parlant d'un texte] Qui est en une seule langue. Inscriptions unilingues.
Un dictionnaire unilingue (ou monolingue) est un dictionnaire dont les entrées
et les sorties appartiennent à la même langue, par opposition aux dictionnaires
bilingues (Ling. 1972).
UNITÉ, subst. fém. (TLFI)
Ling. sémiot. Classe d'éléments minimaux analysables,
caractéristiques d'un plan, d'un niveau ou d'un rang de dérivation
d'un langage; chacun de ces éléments identifié (d'apr.
Ling. 1972 et GREIMAS-COURTÉS 1979). Unité linguistique, sémiotique;
unité sémantique, syntaxique, phonique; unité de discours.
Si un malade voit le diable, il voit aussi son odeur, ses flammes et sa fumée,
parce que l'unité significative diable est cette essence âcre,
sulfureuse et brûlante (MERLEAU-PONTY, Phénoménol.
perception, 1945, p. 368). V. lexie B ex. de R. Barthes.
Unité grammaticale. Mot ou groupe de mots ayant un certain caractère
d'ensemble (d'apr. PHéL. Ling. 1976).
Unité lexicale, unité de langue, de lexique. (Ds D. D. L. 1976).
L'unité lexicale est chacune des acceptions que le Dictionnaire donne à une
certaine unité, lexicographique, sous forme d'un numéro individuel (Cah.
Lexicol. t. 10 no 1 1967, p. 106).
Unité linguistique . Partie du discours, pourvue ou non de signification,
qui, à un niveau donné de l'analyse linguistique, est indivisible (d'apr. D.
D. L. 1976). [Les unités du discours] sont susceptibles d'être analysées
en unités linguistiques, c'est-à-dire en marques phoniques (les phonèmes), en
marques grammaticales (les morphèmes), en marques sémantiques (les sémantèmes)
(Traité sociol., 1968, p. 268).
Unité narrative. Séquence (d'apr. Media 1971).
Unité phonologique. Marque du système phonologique. La donnée acoustique
existe déjà inconsciemment lorsqu'on aborde les unités phonologiques (SAUSS.
1916, p. 63).
Unité signifiante. Celle qui représente un signe, c'est-à-dire
l'union d'un signifiant et d'un signifié (d'apr. D. D. L. 1976). Dans
la transmission d'un pattern d'une machine à une autre machine, ou d'une
partie à une autre d'une même machine, une forme, finalement, se
trouve transmise comme une unité signifiante, parce qu'un être
conscient peut prendre conscience d'un résultat final comme d'une forme
(RUYER, Cybern., 1954, p. 9).
Unité significative (minimale). Morphème identifié au rang morphématique
Unité syntaxique. Phrase (d'apr. Media 1971). On décrira les
unités syntaxiques présentes dans les Ld en allant des plus petites aux plus
grandes, soit dans l'ordre: le mot, le syntagme, l'énoncé minimum et le discours
(COYAUD, Introd. ét. lang. docum., 1966, p. 23).
Unité de texte; unité de discours. Synon. de vocable (d'apr.
PHéL. Ling. 1976). L'unité de discours Synthol correspond à un certain
type de texte Ln: article, rapport, analyse, résumé, Ç abstract È d'ouvrages
écrits en Ln (COYAUD, Introd. ét. lang. docum., 1966, p. 47).
V
VEDETTE, subst. fém. (TLFI)
parfois en appos. (Mot) vedette. Mot placé en tête d'un
article de dictionnaire et sous lequel sont groupées les informations
le concernant. Synon. entrée. Quant à savoir ce que
représente le mot vedette pour l'usager, la réponse est claire.
La vedette, en tant que forme matérielle, n'est pas un signe, ni un signifiant
particulier (...); elle n'est plus que le signal commode des signifiants virtuels
(...) (P. IMBS ds TLF t. 1 1971, Préf., p. XXIX).
VIEUX, VIEILLI, adj. (DLSL)
La marque stylistique vieux ou vieilli (abréviation: vx)
indique, dans un dictionnaire, un emploi ou une expression qui, dans un état
de langue donné, est senti par la majorité des locuteurs comme
n'appartenant plus à leur usage courant.
VOCABULAIRE, subst. masc. (TLFI)
A. Recueil ou répertoire de mots.
1. Dictionnaire ne comportant que les mots les plus usuels d'une langue. Vocabulaire
français-anglais. Nous n'avions d'abord reconnu aucune identité entre leur langage
et celui des peuples des îles de la Société et des Amis, dont nous avions les
vocabulaires (Voy. La Pérouse, t. 3, 1797, p. 229).
- En partic., vieilli. Tout ensemble de mots répertoriés. Je comprends
le grec moderne; seulement je le parle mal, mais je l'étudie en ce moment. (...)
je me suis fait un vocabulaire des mots que je sais (DUMAS père, Monte-Cristo,
t. 1, 1846, p. 194).
- Glossaire. Il faudrait que le traducteur (...) donnât un vocabulaire
des termes techniques employés dans l'ouvrage, en expliquant soigneusement
la signification de chacun d'eux (DESTUTT DE TR., Idéol. 3,
1805, p. 31).
- Lexique. Ils ont composé, pour leur usage et celui de leurs
élèves, un vocabulaire d'une centaine de mots, au moyen duquel
ces docteurs irréfragables prononcent des jugemens sans appel (JOUY,
Hermite, t. 4, 1813, p. 129).
2. Dictionnaire où ne sont relevés et définis que les
mots d'une langue spéciale ou technique. Vocabulaire de la chimie,
du cinéma, de la musique; vocabulaires des métiers et des techniques.
Le C.I.L.F. [Conseil international de la langue française] a entrepris
la rédaction de vocabulaires spécialisés dans les domaines
où des ouvrages de ce genre font défaut (Géomorphol.
1979).
B. Ensemble des mots du discours ou de la parole.
1. Ensemble des mots dont dispose une personne. Avoir un vocabulaire étendu,
pauvre, réduit, restreint, riche, varié; enrichissement, étendue, pauvreté,
variation du vocabulaire; étendre son vocabulaire; changer de vocabulaire. Chaque
sujet parlant se constitue son vocabulaire d'un bout à l'autre de sa vie par
une série d'emprunts à son entourage. On augmente son vocabulaire, mais on le
diminue aussi et on le transforme. C'est un va-et-vient perpétuel de mots qui
entrent et qui sortent (VENDRYES, Langage, 1921, p. 225).
- En partic. Vocabulaire actif. Vocabulaire utilisé. L'importance
et la nature du vocabulaire actif varient selon les individus (D. D. L.
1976). Vocabulaire passif. Vocabulaire reconnu et compris, mais qui n'est
pas utilisé spontanément. On oppose vocabulaire actif à vocabulaire passif,
comme connaissances actives à connaissances passives (D. D. L. 1976).
2. Ensemble des mots employés effectivement, par une personne, un auteur, un
groupe. Vocabulaire abstrait, concret; vocabulaire exact, imagé; vocabulaire
des étudiants; le vocabulaire de Rabelais; faiblesse de vocabulaire; exercices
de vocabulaire; utiliser un vocabulaire argotique. Il y avait deux semaines
qu'il avait quitté la caserne. Peu à peu il recouvrait ses ongles, une raie,
un vocabulaire civil (MARTIN DU G., Devenir, 1909, p. 9).
3. En partic. Ensemble des mots propres à une science, une technique,
un art, une profession. Synon. nomenclature. Vocabulaire scientifique
et technique; vocabulaires spéciaux; vocabulaire de spécialité; vocabulaires
des sciences et des techniques.
4. Linguist. [P. oppos. à lexique] Liste des unités de la parole,
du discours; en partic., liste exhaustive des occurrences, des vocables
figurant dans un corpus.
- Linguist. Ensemble des mots d'une langue considérés dans leur histoire,
leur formation, leur sens. Fluctuations du vocabulaire. Un important Centre
d'étude du vocabulaire français créé à Besançon et doté d'un laboratoire d'analyse
lexicologique (PERROT, Ling., 1963, p. 35).
W -
X -
Y -
Z
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